mercredi 26 juillet 2017

....Mycotrophe! Une merveille qui nourrit, guérit, assainit !

J'ai le privilège d'habiter une région délicieuse et chaleureuse, fabuleuse quoi!  J'y suis née, je l'ai quittée à 17 ans et y suis toujours revenue plus ou moins souvent, plus ou moins longtemps, jusqu'à ce que je m'y installe pour de bon à la fin des années 80.  Notre mère-nature m'a accueillie comme si de rien n'était, elle n'est pas rancunière.

Depuis quelques années, une nouvelle génération de jeunes entrepreneurs vient s'y installer.  Pas pour devenir riches et célèbres, pour vivre selon leurs convictions qu'il faut s'occuper de la planète et de ceux qui l'habitent.  Et ça commence par la communauté, la région, la proximité.

Parmi eux, il y a Nicolas Van Caloen et sa passion Mycotrophe.  Rien de mieux que de laisser Nicolas lui-même expliquer ce qui sous-tend son action. " Ma motivation réside dans la nécessité d'agir pour remédier aux problèmes écologiques et socio-économiques de notre époque. Et nous avons tous les moyens pour le faire. À partir de là, notre devoir est de faire tout ce qu'on peut avec ce qu'on a ici et maintenant pour construire une société respectueuse et amorcer la transition vers une économie écologique et solidaire."

À chaque semaine, dans plusieurs marchés fermiers de la région (et quelques-uns à Montréal) il offre ses produits:  des champignons gourmets et médicinaux. Plusieurs sortes de pleurotes, des shiitakes géants qui font pâlir ceux des épiceries, nameko, maitake, strophaire, reishi, etc... sont produits à partir des écosystèmes locaux.  Les essayer, c'est les adopter!  Ce qui m'est arrivé.  Je nous ai offert un abonnement annuel.

Mycotrophe vend aussi du mycélium à ceux qui veulent faire pousser des champignons eux-mêmes et un service de mycoremédiation afin d'assainir l'environnement par l'utilisation des champignons pour décontaminer différents médias.  Vous voulez en savoir plus?  www.mycotrophe.com

 
Nicolas me prépare ma commande de la semaine!
             

mercredi 12 juillet 2017

....ma seule addiction!

Je n'ai qu'une addiction mais elle est de taille et elle se nomme le vert de l'été.

Chaque année ramène le même scénario.  Je me promets début mai de préparer le potager et d'ensuite retourner à l'atelier.  À chaque année, le même scénario se répète.  Je me crois dans mes résolutions et m'octroie deux semaines pour le potager.  Deux semaines qui s'étirent, s'étirent en sarclage, désherbage, émondage, arrosage, tonte d'herbes et émerveillement renouvelé devant l’exubérance des végétaux de toutes sortes, devant la Vie en fait.  Etre addicte à la Vie et à tout ce qu'elle anime serait plus juste, sauf qu'en plus, c'est l'été, même pluvieux, avec le soleil plus chaud dont le long coucou de 15h de présence s'en retourne déjà sur la pointe des pieds.

Un ami artiste bien plus expérimenté que moi m'a avoué n'être pas capable de travailler assidûment l'été et avoir fini par l'accepter.  C'est comme ça!  Il faut se reposer parfois, aller vers autre chose.

Alors mes séjours à l'atelier sont devenus plus rares et plus courts et je commence tout juste à apprécier cette pause.  En d'autres temps de l'année, j'ai
tendance à presser le citron avec vigueur tant le plaisir est grand de créer.

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 Je perfectionne anglais et espagnol et apprends l'allemand à chaque jour, très fidèlement.  Les langues me passionnent.  Celles-là tout au moins.  La langue est le véhicule culturel par excellence qui me donne accès à des façons de voir et de sentir différentes de la mienne.  Et dire qu'il y a des centaines et des centaines de langues!

À tous, un bel été!  Que la vie soit bonne et douce!

jeudi 15 juin 2017

.... Grand Corps Malade & Anna Kova - Espoir adapté (Clip Officiel du film PA...

....une belle grand journée!

Aujourd'hui, longue journée de jardinage.  Le potager prend forme.  Absolument tout ce que j'ai semé pousse, malgré les jours trop froids ou trop chauds.  Alors normal de donner un coup de main à ses vaillantes petites graines qui ont réussi à germer et à percer le sol dans leur marche vers le soleil.  Depuis ce matin, je les ai dadichées, solidifiées, amendées de compost bio.  Je leur ai exprimé mon admiration pour cet exploit de passer d'une toute petite graine à un plant de concombre, de laitue, de carottes, de melon, etc....  Il ne reste qu'à espérer que les chevreuils continuent aimablement d'ignorer le jardin comme ils l'ont fait l'an dernier.  Le chien électronique qui jappe au moindre mouvement autour du potager y est certainement pour quelque chose!

J'aime jardiner pour toutes sortes de raisons.  Savoir ce que l'on mange bien sûr, mais le jardinage permet aussi de penser, regarder, planifier, créer autrement.  Je regarde la liste de travaux à faire et c'est plus fort que moi, j'en ajoute.  Par pur plaisir de créer de nouveaux arrangements, d'éprouver de nouvelles idées.  Et tout ça bien tranquillement dans le calme et la solitude de la forêt.  Alors, normal qu'à la fin d'une pleine journée de jardinage, je n'aie plus qu'une envie: me doucher, bouffer et dormir.  Ces jours-là, je ne fais qu'une visite brève en fin de journée à l'atelier, juste respirer l'air, m'asseoir un peu et regarder le travail qui m'attend patiemment . Trop fatiguée pour quoi que ce soit d'autre.

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Cette semaine, je suis allée au cinéma à deux reprises, chose rare entre toutes.

J'ai vu Bon Cop, Bad Cop 2, de Patrick Huard et Patients, le film de Grand corps malade.  Deux registres fort différents mais que j'ai tous les deux adorés.
Le premier pour le divertissement, la qualité du scénario bien ficelé, le jeu des acteurs, bien meilleur que le premier.
Le deuxième pour son humanité et son réalisme sans concessions.  À vivre ces moments avec des gens ayant subi des traumatismes sévères, mes petites douleurs matinales sont vite remises à leur place.  Basé sur l'accident de plongeon qui a bien failli rendre Grand Corps Malade paraplégique, la réalité crue y est exposée sans pudeur, la peur et l'angoisse de ces gens qui se retrouvent dans un centre de réhabilitation pour plus ou moins longtemps.  Tous devraient voir ce film, ne serait-ce que pour apprendre comment se glisser dans la peau d'un handicapé, tenter ne serait-ce qu'un peu de chausser ses mocassins.


samedi 3 juin 2017

... soleil où es-tu?

L’été se fait attendre de manière indécente.  Grisaille, pluie, froid et re-pluie.  Je me languis de soleil et d’un minimum de chaleur.  Nous sommes retournés aux soupes réconfortantes des mois d’hiver.

Les arbustes et les arbres sont dans la splendeur cette année.  À eux, le climat semble parfaitement convenir.  Les semis apprécient moins et leurs premières feuilles tendent vers le jaune.  Mais pas de quoi se plaindre, nous vivons dans un pays en paix et dans un confort presque indécent si l’on se compare…  Alors merci pour la pluie et pour le froid.


J’ai entrepris un autre paysage sauvage.  Un véritable repos avant cette toile grand format qui m’attend patiemment.  Au fond j’ai la trouille et d’aller vers l’aquarelle me fait du bien.

Lac Montjoie...encore (aquarelle)



jeudi 1 juin 2017

....une si belle journée

Une journée commencée par l'éveil au son du porc-épic qui a pris goût à ronger les marches de l'escalier extérieur.  Je n'ai pas pu résister, me suis vite levée et cellulaire en main je l'ai photographié.  Il est à la fois un peu laid avec sa dégaine rébarbative et ses poils tout emmêlés mais touchant et même mignon dans sa lenteur à se déplacer et dans sa petite frimousse qui émerge au milieu de tout ce fouillis.  J'aime le porc-épic.  Il a dû lire la Déesse Joyeuse qui parle de lui dans sa chronique sur les animaux totems. Un cœur d'enfant qui porte la joie, voilà ce qu'il m'apporte en échange de quelques morceaux de bois.  J'y gagne au change !

Mon porc-épic au petit matin...
Cet après-midi, retour à l'atelier.  Plus facile maintenant que tout est semé au jardin.  J'ai fait une petite aquarelle de bord de lac sauvage.  Je vais profiter de l'été pour explorer la nature de temps à autre.
Lac Montjoie au Québec
 Et je viens d'apprendre que le Clown Orange notre voisin se retire de l'entente de Paris sur le réchauffement climatique.  Les USA joindront la Syrie en guerre et le Nicaragua qui a refusé de signer jugeant que l'entente n'exigeait pas assez des signataires.  Pendant que les USA se replieront sur eux-mêmes, les avancées technologiques se feront ailleurs sur la planète et ils y perdront au change.  Je plains mes amis américains qui ne voulaient pas de cette farce ambulante !

mardi 30 mai 2017

....créer et le partager!

Ça vient de m’atteindre : l’envie de savoir, d’expérimenter, de partager et d’échanger.  

Je reviens donc à mon blogue et je sortirai de leurs placards mes œuvres sans attendre de bénédictions ou de critiques acerbes de qui que ce soit.  Tant de choses se promènent sur le web, pourquoi pas les miennes?  Parce que c’est ça le plus important : apprendre au maximum et contribuer de sa propre voix au concert des passionnés.

Les passionnés me passionnent et mes propres passions me propulsent vers l’avant et j’adore ça.

Quel bonheur d’entreprendre une nouvelle toile (malgré la peur de l’inconnu encore présente parfois), de la voir devant mes yeux. et de par les incidents de parcours, se transformer en image et couleurs porteuses de révélation.  Comme si quelqu’un d’autre les avaient créées.  En fait, là est la véritable récompense.

À la fin, installées sur mes murs, mes toiles me deviennent étrangères et m’apprennent des choses.  Je ne suis que l’instrument de la révélation sans autre mérite que d’y avoir consacré temps, matériel et de moi-même.

J’ai toujours été une piètre pédagogue qu’il s’agisse de la peinture, du dessin, du jardinage ou de la cuisine.  Parce que je n’ai jamais de plans préalables. Je carbure à l’intuition, à l’inspiration et aux accidents de parcours justement.  Tout ce que je sais transmettre, c’est la passion d’agir.

J’aurais aimé en être consciente à trente ou quarante ans.  En le partageant maintenant peut-être cela permettra-t-il à quelqu’un de perdre moins de temps que je ne l’ai fait. 

Allez-y, travaillez, créez avec passion dans ce que vous aimez et partagez-le, le reste importe peu!  Ce que je n’ai presque pas fait.  Jusqu’à maintenant j’ai trop souvent empilé mes œuvres sous mon lit, dans des armoires, dans des fichiers et des clés USB.  Faites autrement, partagez!  Le partage est la seule véritable richesse de notre époque.

Et pour moi, il n’est pas trop tard.  Qu’on les regarde ou pas, à chaque jour je m’efforcerai d’intégrer des morceaux de mon travail en atelier à ce blogue.

Des oiseaux bavardent... (fusain et crayon aquarelle)

lundi 29 mai 2017

....de l'atelier au jardinage saisonnier!

Deux semaines sans travail sérieux à l'atelier.  Pour cause de jardinage intensif.
Et voilà, les semences sont en terre travaillant dans l'obscurité protectrice du sol à leur avenir de plantes.

Dès demain, je retourne à mes pinceaux, mes crayons et mes pastels.  Ça fait quand même du bien de lâcher du lest.  Je me suis réellement investie dans mes derniers tableaux jusqu'à me sentir vidée.

Ils étaient l'Homme!  (acrylique et techniques mixtes) 2017

...les suggestions reçues!

Se faire eau pour éteindre le feu, se faire amour pour lutter contre la haine, agir concrètement et à petite échelle pour créer du beau et du bon là où il y a le pouvoir, l'hypocrisie et le département des menteries publiques qui prennent trop de place...


Dire non! Se taire fait plus mal que de crier sa colère.


- Résister. Pas d'a-quoi-bonisme. Cela renforce les salauds, les puissants, les indécents.

- Solidarité. Seul on n'est pas rien, mais on n'est pas grand chose. Agir avec les autres et pas seulement pour les autres ou contre les autres.

- Aimer ses proches comme le dit le Factotum. Sa famille, ses amis, ses voisins, ses collègues. Leur tendre la main quand ils en ont besoin et quand ils ne le disent pas. Trop souvent on ignore qu'ils souffrent en silence alors qu'ils sont... proches.

... Quitter le monde !

Un autre titre de Douglas Kennedy, un auteur que je découvre avec bonheur.  Il y a des livres qui qui me bouleversent; "Quitter le monde" est de ceux-là!  Difficile d'en parler.  Publié il y a quelques années, il raconte l'histoire de Jane, jeune femme brillante et dynamique dont le vie est minée par une enfance sombre, des parents aussi inconscients qu'inaptes, dont on se demande par quelle aberration ils ont voulu un enfant!  À travers les événements de la vie de Jane, on prend toute la mesure des cicatrices laissées par ces aberrations parentales.  Jane est une battante, en ce sens qu'elle ne cesse d'avancer malgré tout, de recommencer malgré un deuil déchirant, des déceptions et des trahisons.